Edouard Nignon était un fameux
cuisinier. Il est aussi l’auteur d’un ouvrage culinaire dont le nom savant
« Heptaméron
des gourmets » signifie récit pour ceux qui aiment la bonne cuisine. Cet
auteur - cuisinier très people pour son époque a travaillé au début du siècle à
la cour de Vienne, de Moscou, à Londres. Il a tenu entre les deux guerres le
plus célèbre des restaurants parisiens. Il était l’ami du Tout Paris politique
et artistique. Dans le Panthéon
gastronomique, il est à l’égal de
Brillat-Savarin.
La rue de Bréal qui porte le nom
d’Edouard Nignon est un hommage tardif
et trop modeste pour celui qui a acheté le château de Haute Forêt en 1918. Il aimait sa commune d’accueil. Il est enterré dans le
cimetière communal.
Jean François Piège et
l’Heptaméron.
Parfois, un exemplaire de son
Heptaméron est mis en vente. Le dernier a été acquis 160. 000 euros par la
ville de Lyon. C’est un livre très recherché par les grands chefs. Jean
François Piège, celui qui a collectionné les étoiles au
Plaza Athénée et à l’Hôtel Crillon et
joue les arbitres à TOP CHEF, l’émission sur M6, est très fier d’en posséder un. Il le
considère comme son ouvrage le plus précieux.
Le souvenir de cet immense
cuisinier aurait du conduire le maire à revendiquer la plate forme d’ingénierie
culinaire qui va être inaugurée bientôt par Rennes Métropole. Bréal sous
Montfort avait une vocation naturelle à l’accueillir. Elle avait d’autant plus
sa place qu’un important groupe agroalimentaire « Saveurs de
France » est déjà présent sur la commune. La municipalité a laissé passer
l’occasion.
Culture, gastronomie et économie
vont pourtant bien ensemble. Les croiser peut créer des emplois très qualifiés.
Une exposition sur Edouard
Nignon, auteur gastronomique. en 2014.
Ce serait le moins pour la
commune d’organiser une exposition autour
de ce livre mythique pour les grands chefs. Bientôt en 2014, ce
sera le 80 ème anniversaire
de la mort d’Edouard Nignon. Voilà une occasion
toute trouvée de rappeler son souvenir et de susciter un projet innovant.
Plus qu’une exposition, il
faudrait créer une résidence gastronomique pour jeune chef à l’instar des
résidences d’artistes. L’attractivité du centre ville pourrait s’en trouver
accrue.
Le coût en serait modeste au regard du bénéfice
qui peut en être retiré en termes de notoriété et d’impact économique,
commercial et culturel. Après avoir ignoré la plate forme d’ingénierie
culinaire, les élus locaux laisseront ils passer cette nouvelle
opportunité ?

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