Réunion Jeudi 16 février 2012 à 20 heures. sur l'aménagement du bourg

Les lecteurs d’Ouest France peuvent suivre régulièrement la mise en œuvre de  la rénovation  des  centre ville de Saint Gilles et Pacé, (Ouest France 11 juillet 2011),  plus rarement celle de Bréal.
Saluons donc l’invitation du 16 février 2012. La population est invitée à applaudir le projet. Il n’est pas sûr qu’il le sera.
La démarche participative pour rénover les centres-villes des communes de Saint Gilles et Pacé aurait mérité d’être suivie. La population locale a véritablement été associée,  non pas du bout des lèvres par le maire et les élus en charge du dossier, mais de façon franche, concrète, complète  et ouverte.
Par exemple, à la différence de Bréal, la municipalité de Saint Gilles a pensé l’aménagement dans le cadre d’une réflexion globale. C’est ainsi qu’elle en a  profité pour faire une économie de 2 millions d’euros.  Elle a fait financer une partie du contournement du bourg par l’aménageur d’un projet de zone artisanale. Pourquoi ce qui est possible à Saint Gilles, ne le serait pas à Bréal ?
A Bréal où les réunions ont été tenues à quasi huis – clos ;  les invitations à y participer se sont faites de bouche à oreille.  L’invitation publique à la réunion du jeudi 16 février 2012  est tardive mais c’est bien le moins qui puisse être fait.
La rénovation du centre ville de Bréal n’est accompagnée d’aucune mesure de nature à le revitaliser.  Pire, les travaux vont perturber ce qui reste de dynamisme commercial.  Pendant la durée des travaux l’accès aux commerces sera contrarié ; aucune mesure compensatrice n’a été prévue.
Dés  2005,   la  rénovation du centre - ville  a été votée.  Une estimation des travaux a même été acceptée. (500.000 euros HT)  Rappelons la description de l’opération telle qu’elle est faite dans ce contrat d’objectifs voté à l’unanimité :  «L’ aménagement de l’opération du centre bourg doit être pensé dans le cadre d’une réflexion globale afin d’obtenir un traitement d’ensemble cohérent. La réponse ne doit pas être de type routière mais d’avantage privilégier la notion d’espace public … La solution privilégiée devra donner toute la place aux piétons quitte à contraindre fortement la place de la voiture. »
La réflexion globale préalable au projet  n’a été faite, la valorisation du centre bourg est limitée à la voirie,  la mise en valeur du bâti et la relance du commerce de proximité  ont  été oubliées. La contrainte automobile est déplacée rue Jeanne d’Arc. Pauvres riverains  de cet ancien chemin rural !
L’espace public reste à inventer. Le retour du commerce de proximité n’y trouve pas son compte. Plus les décisions tardent,  plus on improvise, plus le coût est élevé.
En 6 ans, le coût de rénovation du bourg est multiplié par 3 ou 4 et ce, pour une rénovation a minima.  Cherchez l’erreur !

1 commentaire:

Apas a dit…

Suite à une rencontre avec la mairie, L'APAS que nous représentons a demandé par écrit à débattre de la solution intermédiaire de déviation du centre bourg imposée par la municipalité (d'abord annoncé dans la lettre de mai 2011, puis confirmé dans le bulletin municipal de juin 20.11).
Aucune réponse n'a été fournie; la concertation semble reniée.
Avez vous des éléments sur le sujet ?
Cordialement.