BIENVENUE AUX NOUVEAUX BREALAIS

Le  conseil municipal et le maire accueillent les nouveaux bréalais.
Le maire a souhaité ce samedi 3 septembre 2011 la bienvenue aux  nouveaux habitants de Bréal sous Montfort. C’est une cérémonie qui fait partie des moments heureux de la commune. 
Bréal sous Montfort vient de loin dans le temps.
A cette occasion il n’est pas inutile de dire aux nouveaux bréalais et de rappeler à tous  que Bréal  a une histoire,  et qu’en venant s’y installer,  ils s’inscrivent dans celle-ci.  L’étymologie du nom n’est pas établie avec certitude. Il fait référence à la topographie des lieux. Il vient probablement de breil  qui est un espace défriché dans la forêt qui recouvrait  autrefois le pays. Un breil,  c’est une clairière dans une forêt  plus ou moins défrichée  au milieu des marécages. Le mot a une étymologie voisine de broussaille. Un village,  non loin du centre-ville,  porte d’ailleurs le nom de breil.   Il est vrai que la passage du Meu et sa confluence avec la Chaise devait créer une importante zone marécageuse,  surtout l’hiver où les rivières débordaient. Un gué, peut être d’origine gauloise sur le ruisseau de la Chaise,  non loin de la RN 24,  est encore visible dans le parc des Pommerets ! Les premiers habitants ont du s’établir sans doute,  non loin du carrefour des 2 routes gallo-romaines, l’une allant de Corseul  à Nantes, l’autre de  Condate (Rennes)  à Quimper . La toponymie de certains lieux  est évocatrice de ces voies romaines : le Pavail,  la Rue. Les restes d’une villa ont été découverts non loin de la Bouëxière, village situé non loin de l’actuel RN 24 qui reprend l’ancien voie romaine sur certaines portions.
Mille ans d’histoire bréalaise.
Dans sa configuration actuelle, le centre-ville de Bréal a mille ans !  La commune,  au moyen-âge on disait paroisse,  est née du démembrement de l’abbaye de Paimpont qui avait installé à Bréal un prieuré. Les moines y avaient édifiés la chapelle de la Madeleine, dont les restes ont été détruits vers 1950. Autour de la chapelle, il y avait un cimetière aujourd’hui disparu.

L’église est plus récente . Elle a été construite au début du XI éme  siècle.  Le clocher actuel a été construit en 1647. L’église a pour saint patron Saint Malo parce qu ‘en 720  la passage de sa dépouille a été le théâtre d’un miracle. Une femme paralysée aurait été guérie après avoir imploré le saint. L’église dans sa silhouette est typique des bourgs du moyen âge. Composite dans son style, elle tire son charme de sa modestie, bien éloignée des églises triomphantes que l’on voit dans d’autres communes. Elle était entourée d’un cimetière qui a été déménagé au XIX éme siècle pour s’installer là où il se trouve actuellement. Au  Moyen-Age la paroisse a acquis une certaine importance. Elle dépend alors de l’évêché de Saint Malo qui nomme le curé.  La population dépasse vite les 1.000 habitants. Elle a même eu le statut juridique de ville. Des soldats y tenaient garnison. En 1489, Anne de Bretagne y donne rendez vous à ses nobles et passe en revue ses troupes. Les autorités seigneuriales ont consenti aux paroissiens des droits  ce qui a favorisé l’économie locale.  La culture du lin et du chanvre était une source de richesse. Le marché était hebdomadaire et très fréquenté. Il avait lieu le mercredi,  comme aujourd’hui. Les bréalais ont participé aux évènements de la révolution de 1789 et à la rédaction des cahiers de doléances ; une copie est affichée dans la salle des délibérations. La principale revendication des habitants est  alors l’égalité fiscale  avec le clergé et l’aristocratie! Le 15 avril 1989, le maire a planté un tilleul à proximité de la mairie pour célébrer le bicentenaire de la Révolution française. Chacun peut voir combien il  a du mal à prospérer. 
Bréal , chef lieu de canton. 
Peu après la révolution, au début du 19 ème siècle Bréal a même été chef lieu de canton regroupant Saint-Thurial, Le Verger et Monterfil et le siège d’une brigade de gendarmerie.  Quand elle a perdu son statut de chef lieu de canton,  elle a été rattachée au canton de Plélan le Grand malgré sa proximité avec Mordelles. La commune devient Bréal sous Montfort car elle dépend de cette sous-préfecture  désormais supprimée où sont rassemblés les services de l’Etat. Le projet de canal remontant le Meu d’un ingénieur napoléonien est resté dans les cartons. S’il avait vu le jour, le destin de Bréal en aurait peut être été changé.
Une gare à Bréal.
Pendant ce siècle,  elle va connaître une période d’expansion agricole importante. Des halles vont être construites et même agrandies à la fin du siècle attestant d’une prospérité qui tient aussi à la proximité avec Rennes. Au long du XX ème siècle elle va connaître un lent déclin malgré l’arrivée du chemin de fer qui permettait d’aller de Rennes à Plélan  puis, jusque Redon via Guer lorsque la ligne a été achevée. A l’écart de la RN 24, sans attractivité propre, elle est prise en sandwich entre Plélan le Grand et Mordelles. 
Urbaniser la campagne sans la dénaturer.
Il faut attendre les années 1970 pour que la commune sorte de la léthargie qui l’avait gagnée. La politique de décentralisation industrielle qui amène Citroën à Chartres et des installations de défense  à Bruz qui offrent aussi des emplois industriels donne un essor  à la commune. Aujourd’hui,  la proximité de Rennes crée pour les  bréalais des opportunités d’emplois et ce qui est bon pour Rennes a des effets heureux sur la commune.  Le maire a souligné aux nouveaux arrivants que la rurbanisation c’est à dire le grignotage  de la périphérie agricole par ceux qui veulent vivre dans la proximité d’une agglomération importante met en difficulté  les activités rurales qui ont constitué pendant 10 siècles l’essentiel de la vie locale.  Il faut organiser la cohabitation entre nouvelles et anciennes activités. Le centre-ville a perdu ses commerces les uns après les autres. Les épiceries fermées avaient été remplacées par un petit supermarché. Il a déménagé et s’est installé hors centre-ville. Le centre ville s’est vidé de l’essentiel de sa substance commerciale. Le marché est une timide tentative de renouveau commercial. Il faut profiter de l’arrivée de nouveaux bréalais pour redonner une identité au centre-ville.
Retrouver une âme.
Aujourd’hui, Bréal sous Montfort n’est ni campagne, ni ville.  La commune se cherche un avenir.  Les habitants regrettent l’époque où le commerce était vivant, les anciens bréalais  ont parfois le sentiment d’être dépossédés de leur commune car les nouveaux arrivants veulent concilier les charmes d’une vie bucolique avec ceux d’un mode de vie dynamique.  Il faut redonner une âme à Bréal sans céder à la nostalgie mais en respectant le passé et donc,  en inventant un urbanisme local qui concilie tradition et développement durable.

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