Le 31 octobre 1793, la ville de Bréal devient une commune de la République


Avant d’être Bréal sous Montfort, la commune détenait le statut de ville et immédiatement après la Révolution, elle a même été chef lieu de canton.
Le débat sur la réforme territoriale est l’occasion de mettre l’histoire de la commune dans une perspective historique.
A partir du Moyen Age et jusqu’à la Révolution, la commune s’appelait Bréal sans autre précision. L’examen des cartes anciennes est de ce point vue intéressante. C’était une paroisse dépendant de l’évêché de Saint Malo , l’église est d’ailleurs sous le patronage de ce saint venu d’outre Manche, et des autorités civiles et judiciaires de Rennes. A l’époque, autorités civiles et judiciaires se confondent souvent.
La paroisse est alors le seul niveau d’administration locale.
Au fil des siècles, elle s’est détachée de l’abbaye de Paimpont qui avait fondé une chapelle prioriale, la chapelle de la Madeleine. La paroisse est née d’abord du démembrement de l’abbaye. Le bourg de Bréal s’est constitué autour de cette chapelle et de l’église.
Le curé de la paroisse tient les registres d’état civil (naissances, mariages et enterrements) et la « fabrique »  paroissiale c’est à dire le conseil de la paroisse gère les biens de la paroisse : l’église, le cimetière et les domaines de l’église et de la chapelle. Les bréalais paient leurs impôts à diverses autorités ecclésiastiques et notamment au Chapitre de la cathédrale de Saint Malo et au seigneur qui intervenait dans les affaires locales en collectant des impôts, des droits divers et en ordonnant les corvées. A ces impôts vont s’ajouter des impôts royaux.
En dehors de la « fabrique »,  il n’y a pas d’assemblée permanente.
Les bréalais vont s’émanciper de la tutelle seigneuriale et développer une certaine connivence avec les autorités civiles administratives et judiciaires rennaises. Ainsi les habitants vont acquérir des droits nouveaux aux dépens du seigneur. C’est ainsi que la paroisse de Bréal va porter le titre de ville. Elle possédera un auditoire et une prison. On en trouve encore les traces. Ce que les vieux bréalais appellent encore un « présidial » n’a jamais été le siège permanent d’une juridiction royale mais le lieu où les officiers judiciaires royaux ont dû exercer ponctuellement leurs fonctions.
Aucune étude sérieuse n’a été faite pour reconstituer la lente émancipation des bréalais dont les devoirs de toute sorte étaient partagés entre les autorités épiscopales qui siégeaient à Saint Malo, le seigneur local et les autorités civiles et judiciaires du comté de Rennes.
Bréal vit dans l’attraction rennaise depuis plusieurs siècles!
Le 20 septembre 1792, la première République met les registres d’état civil sous la responsabilité des maires. C’est un personnage nouveau dans l’espace politique local.
Le 10 brumaire an II, (31 octobre 1793), la convention décrète que «  toutes les dénominations de ville , de bourg, village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée »

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