réunion de mi mandat le 30 septembre 2010

Quelle surprise de lire 4 jours avant dans la feuille mensuelle l'annonce de cette réunion !
Joseph Durand qui refuse d’ informer la population des dates et ordres du jour des réunions du conseil municipal longtemps à l'avance, a fait une réunion publique à mi-mandat. Il a invité la population à entendre ses adjoints s’auto –féliciter publiquement des réalisations passées et à venir, des promesses ancienne et des vœux pieux.
L’assistance était pourtant clairsemée, formée des élus, de leur famille, des amis du maire et des élus et sympathisants de Bréal Autrement.
Les élus de Bréal Autrement ont été taisants, fidèles au pacte de non agression réciproque passé préalablement avec le maire. Ils n’en gardent pas moins leur esprit critique et se félicitent d’une réunion qui justifie toutes leurs préventions sur la manière dont Bréal est gérée depuis de nombreuses années.
L’ambiance était à l’ennui dans la salle et à l’autosatisfaction sur la scène. En substance « Nous sommes les meilleurs gestionnaires des communes du département, peu d’impôts, peu d’emprunts et des projets pleins les cartons ».
Quant à répondre aux questions de la salle, il faudra une nouvelle réunion.
Des questions sans réponse.
Les problèmes de circulation rue Jeanne d’Arc et rue de la Gare seront résolus aux calendes grecques, les toilettes publiques, c’est pas pressé. Les salles de cinéma à Bréal seront financées par qui voudra, mais pas par Bréal ou si peu 10%.
Des permis de construire sans compter et la promesse ancienne de réaménager le centre bourg de Bréal.
Le 9 mars 2000. Réunion du conseil municipal de Bréal pour l’émission d’ un vœu en faveur du maintien du commerce en centre bourg : « Soucieuse de conserver une animation commerciale en centre bourg et plus précisément Place de la Madeleine l’assemblée municipale décide d’intercéder auprès des services compétents pour préserver une cellule commerciale ». Joseph Durand au cours d’un entretien avec les Petites affiches d’Ille et Vilaine en avril 2006 a déclaré : «L’autre grand projet de cette fin de mandature concerne le réaménagement du centre - bourg. Concernant le logement la commune doit faire face à une très forte demande que nous nous efforçons de juguler en limitant le nombre de permis de construire à une soixantaine par an. Ce qui me semble raisonnable».  
La nouvelle de la soirée la plus étonnante n’est pas que la rénovation du centre-ville commencerait à l’automne 2011 (elle est promise depuis plus de 2 mandats), c’est le nombre sans précédent de permis de construire délivrés ces 3 dernières années. C’est 3 fois le nombre des permis de construire que le maire envisageait de délivrer en 1996. Pourquoi ce changement de politique ? Les réseaux et notamment les voies n’ont pas changé de dimension. Effectivement ce n’est pas raisonnable.
Cette information illustre parfaitement la politique du maire et de sa majorité. On laisse faire les promoteurs, ils lotissent à moindre prix – mais non sans profit - puisqu’ils sont dispensés de participer aux financements des rues, des voies et des réseaux divers. Et peu importe que infrastructures qui n’ont pas été prévues ne soient pas adaptées au développement. Chacun le constate en franchissant les nombreux ronds points ridicules.
Une église, deux ou trois commerces et des autos.
Autre information remarquable : l’idée que la maire et la majorité se font de la rénovation du bourg. Ils le voient comme un gros village avec une église qui fait rond point. Il est effectivement de moins en moins le cœur de la commune. Ils n’ont pas décidé de le rétablir dans sa fonction commerciale et culturelle. C’est à leurs yeux seulement un point de passage difficile pour la circulation des camions et des engins agricoles.

A la différence de l’actuelle municipalité les élus de Bréal Autrement considèrent que c’est un espace, un lieu de vie et d’échanges entre non seulement les habitants du bourg mais ceux de la commune toute entière qui devront aussi être consultés et ceux qu’elle accueille parce qu’ils y sont de passage pour une heure, une journée, un mois, une année ou … une vie. A la tradition, il faut ajouter la modernité.
Pour une vraie rénovation du centre-ville.
Pour cela, la rénovation du centre ville bien comprise exige que soit étudiée la manière dont il est relié aux différents points de la commune et des communes voisines. La modification du PLU, l’achèvement du réseau d’eau pluviale, la réalisation d’un plan de circulation, un plan d’aide au commerce local, un plan de réhabilitation des immeubles d’ailleurs prévu au contrat d’objectifs 2002 sont des préalables. Il n’en n’a pas été dit un mot de contrat d’objectifs, et pour cause, c’est le mode d’emploi d’une rénovation réussie. Il est plus ambitieux que le simple projet de réaménagement.
De cette réunion, il faut retenir que la commune avait depuis plusieurs années les moyens financiers d’investir et donc de réaliser la rénovation du centre-ville et pas simplement son réaménagement, son « ripolinage. » Ce n’est pas le manque de moyens financiers qui justifie donc le retard et le manque d’ambition pour le centre-ville.
L’absence de réponse aux interrogations de ceux qui sont venus à la réunion démontre l’improvisation dans laquelle la rénovation du centre ville va intervenir. Hélas pour ses habitants !
Ce sera donc un réaménagement d’un bourg, pas la rénovation du centre-ville que les habitants réclament.

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